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“Une bonne idée ne suffit plus!”

 

Up and down and … up!

La Silicon Valley a toujours été la Mecque du monde high-tech. Le symbole de l’innovation, de la jeunesse et du dynamisme associé aux technologies et à l’esprit d’entreprise. Mais la vie n’a pas toujours été rose sur la bande de 75 km long entre San Francisco et San José.

Les jours de gloire des années ’90 sont en effet loin derrière nous, mais ils sont encore dans toutes les mémoires. L’Internet triomphait et il semblait n’y avoir aucune limite aux investissements. Jusqu’à ce que le conte de fées se termine subitement en 2000 avec ce que l’on a appelé l’éclatement de la bulle Internet. Les sociétés firent faillite, la vallée n’intéressait plus les investisseurs, les prix de l’immobilier chutèrent de manière spectaculaire. De 2000 à 2002, la Silicon Valley traversa une crise profonde.

Aujourd’hui, cinq ans plus tard, le discours a complètement changé. La santé des sociétés Internet et high-tech s’est clairement améliorée. Après la période de gloire et la crise, le calme semble réapparaître et on perçoit même un certain optimisme et une certaine confiance dans l’avenir.

On constate toutefois directement que tout le monde est plus prudent que jadis. “Les investissements se déroulent à présent de manière beaucoup plus rationnelle”, raconte Jan-Maarten van Dongen de chez HP, qui habite à Silicon Valley depuis plus de vingt ans. “Auparavant, il suffisait d’avoir une bonne idée pour démarrer une entreprise. Aujourd’hui, vous devez non seulement avoir une bonne idée, mais vous devez en plus avoir aussi un solide business plan.” Vous devez vous donner plus de mal. Les sociétés se montrent également beaucoup plus attentives aux avantages extralégaux.

“Les grandes sociétés sont devenues plus prudentes. Elles prennent des décisions de manière plus standardisée”, poursuit van Dongen. “On essaye même de faire des économies en limitant les extras tels que les soins médicaux, les pensions, les plans d’épargne, les indemnités de voyage.” Cela ne semble toutefois pas être le cas pour des géants comme Google, qui possède toujours toute une équipe de cuisiniers qui préparent chaque jour les repas de ses collaborateurs, du petit déjeuner au souper.

Lors de mon périple dans la vallée, j’ai visité la start-up Zing. La société existe depuis début 2006, mais son manager Arthur van Hoff, sait mieux que quiconque comment les choses se passent dans la vallée. Il confirme notamment ce que Jan-Maarten van Dongen nous avait déjà dit. “En plus d’un bon business plan, vous devez aussi trouver les bonnes personnes”, dit van Hoff. “C’est difficile, mais ce n’est pas impossible. C’est précisément la combinaison d’un bon produit (idée) et d’une bonne équipe, des bonnes personnes, qui est importante.”

Plus belle la vie …

1. Trafic

Lorsque vous demandez à quelqu’un comment savoir si la vallée se porte bien ou mal, vous obtenez toujours la même réponse: ‘le trafic’. La densité de circulation sur la highway 101 semble être un parfait indicateur de la ‘santé’ de la vallée.
D’après ma propre expérience sur cette 101, on dirait que la vallée se porte plutôt bien. Il y a du monde, mais le trafic reste généralement fluide, ce n’est que pendant les heures de pointe de début et de fin de journée que l’on roule pare-chocs contre pare-chocs.

“Il est frappant mais aussi logique de constater à quel point le trafic suit l’économie”, explique A. van Hoff (Zing). “En 2000, le trafic était un véritable enfer.” “À l’époque, il vous fallait parfois 3 h pour faire 30 km”, confirme Jan-Maarten van Dongen (HP). “Aujourd’hui, cela roule beaucoup mieux, vous parcourez ses distances en 40 minutes environ.” On est loin des embouteillages de 2000, mais tous deux sont d’accord pour dire que la vallée se porte beaucoup mieux depuis 2006 et que le trafic est plus dense. De plus, on ne voit plus beaucoup d’écriteaux ‘For Rent’ le long de la route, ce qui n’était pas du tout le cas il y a quelques années.

2. Investissements
Mais les choses ne bougent pas uniquement au niveau du trafic. Il est clair que l’argent doit de nouveau circuler dans la vallée. “Il règne un très bon climat pour les investissements”, explique A. van Hoff. “Il est facile de trouver de l’argent, surtout pour les sociétés en contact avec les consommateurs et tout ce qui à trait au Web2.0 et au WiFi. Mais celui qui se trouve encore dans l’enterprise business a intérêt à mettre ses projets de côté.”

Ce sont principalement les business angels qui semblent de nouveau prêts à investir dans de nouvelles jeunes pousses, plus que les vraies sociétés d’investissements. “Le nombre élevé de reprises est lui aussi frappant”, déclare Jan-Maarten van Dongen. “Beaucoup de grandes sociétés rachètent les plus petites. Chez HP, nous avons par exemple repris 17 à 18 sociétés l’an dernier.”

S’il est de nouveau plus facile d’investir, c’est notamment parce que les sociétés agissent de manière plus réfléchie. “L’évolution économique se fait maintenant de manière beaucoup plus progressive”, ajoute van Dongen. “En 2002, nous voyions une ligne droite rigide vers le bas; on perçoit aujourd’hui un mouvement ascendant, mais qui se déroule progressivement et qui est plus ou moins prévisible.”

Plus belle la vie… (2)

3. Immobilier

Cela bouge aussi beaucoup sur le marché de l’immobilier. “Ce sont surtout des gens qui déménagent parce qu’ils ne peuvent plus payer le loyer”, déclare van Dongen. La plupart déménage vers Los Angeles et les environs, où les loyers sont nettement moins chers que dans la vallée. La Silicon Valley est l’une des régions les plus chères des États-Unis. Les loyers y sont de loin supérieurs à la moyenne. Un pied carré coûte aujourd’hui entre 2,50 et 3 dollars, soit presque trois fois plus que pendant les années de crise (1,25 à 1,50 dollar), mais seulement un tiers des prix pratiqués pendant la bubble (8 à 10 dollars).

“La situation s’améliore ’tranquillement’,” affirme Umang Gupta de chez Keynote Systems, “et cela continuera pendant les deux ou trois prochaines années.” “Les gens sont de nouveau pleinement disposés à acheter ou louer des sociétés.”

4. Personnel

“We’re close to normal”, dit U. Gupta en ajoutant immédiatement que la période de la bubble ne rentrait pas dans la catégorie ‘normale’. “Les loyers sont élevés, mais pas inaccessibles. Il est difficile de trouver de bons employés, mais ce n’est pas impossible. Les gens sont de nouveaux prêts à prendre des risques.” D’après Gupta, beaucoup de sociétés innovantes apparaîtront dans les cinq à dix ans et elles auront besoin d’énormément de personnel. Et cela semble précisément bouger fortement à ce niveau-là aussi. “Ce qu’il y a de bien avec la Silicon Valley, c’est qu’elle déborde de personnes expérimentées”, affirme A. van Hoff. Mais la plupart d’entre elles viennent semble-t-il de l’étranger.

A l’heure actuelle, les recrutements vont bon train, mais vu la pénurie de profils IT, ce n’est pas toujours aussi évident. “À mon avis, la vallée n’a que deux options,” dit U. Gupta, “soit nous sous-traitons certains jobs, par exemple en Inde, soit nous faisons venir de la main-d’œuvre étrangère.” Attirer de la main-d’œuvre étrangère ne semble pas être un gros problème. Les États-Unis avaient émis 150 000 visas pour attirer des gens. Ils ont tous été distribués en deux jours. “Mais ces 150 000 visas ne sont pas suffisants pour attirer assez de connaissance technique”, poursuit Gupta. “Dans la pratique, on utilise souvent une combinaison des deux.”

Part of the game

Tout le monde semble donc content dans la Silicon Valley et envisager l’avenir sereinement. Mais la plupart des sociétés ne voient cependant pas plus loin que le trimestre suivant. Même si cela va beaucoup mieux depuis 2006, les investisseurs sont cependant devenus plus prudents.

La crise a laissé des traces profondes et même s’il règne actuellement un grand vent d’optimisme, tout le monde reste sur ses gardes. “Certains s’attendent à un nouveau ‘crash’ d’ici 2010-2011”, déclare Jan-Maarten van Dongen. “Je ne sais pas si cela ira vraiment jusque là, mais je vois bien que les sociétés ne pensent plus à long terme et se focalisent plutôt sur le trimestre suivant. Cela fait partie du jeu.”

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