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Le Wallon des Flandres

 
Ma femme est flamande et je suis francophone. Nous faisons donc partie des 3 ou 4% de couples belges ‘franco-flamand’. Cela ne nous a jamais posé de problèmes. Quoique. Nous aimerions bien sûr pouvoir regarder des émissions de télévision dans la langue de Vondel. Or, comme nous habitons en Wallonie, nous avons accès à la télévision italienne, anglaise, hollandaise et portugaise mais nous ne captons que deux chaînes flamandes. Il en va de même en Flandres à propos des chaînes francophones. Vous comprendrez que cela n’aide pas à la communication et à la compréhension des besoins et des attentes de l’autre communauté. Il serait tellement plus simple d’avoir accès à des chaînes nationales qui proposeraient en alternance des émissions francophones et néerlandophones sous-titrées. Une seule voix pour un seul message… belge.
 
Lorsque nous sommes en vacances, et surtout cette année, notre sport favori à mon épouse et moi, consiste à acheter les quotidiens dans les deux langues et de comparer les informations, normalement objectives, que donnent les journalistes des deux régions. Faites l’expérience et cherchez l’élément manquant, à savoir… l’objectivité. Impossible de se faire une réelle opinion tant l’information est déformée tant au nord qu’au sud du pays. Pourquoi diable les médias se sentent-ils obligés d’entretenir, voire de créer les querelles?
 
Mais revenons-en à notre expérience personnelle. Nous avons une petite fille et, en tant que bons parents, nous avons décidé de parler le français à la maison et de mettre notre fille à l’école en néerlandais. Quel ne fut pas notre étonnement lorsque le directeur de l’établissement scolaire nous a demandé de prouver que ma femme ou moi avait fait ses études en néerlandais, sans quoi il n’avait pas le droit d’accepter notre fille.

 

Comme notre famille recomposée compte au total trois enfants, ma femme conduit chaque matin notre fille en région néerlandophone et moi, je conduis nos deux autres enfants en région francophone. Nous passons donc près de deux heures par jour à faire la navette d’une région à l’autre afin que nos enfants puissent bénéficier d’une éducation bilingue. En écrivant ces lignes, je me rends compte qu’il faut être fortement motivé pour éduquer ses enfants dans les deux langues en Belgique. Pourquoi? La volonté politique de rendre tous les Belges bilingues serait-elle un leurre? Sommes-nous dans la politique du diviser pour mieux régner? On serait vraiment tenter de le croire. Messieurs les politiciens, expliquez-nous pourquoi vous rendez les choses si compliquées alors qu’elles pourraient être si simples? Voici quelques idées pour alimenter vos cerveaux en manque d’idées.
 
Commençons par le début, l’éducation. Si les cours étaient donnés dans les trois langues au niveau national, à huit ou neuf ans tous nos enfants seraient déjà trilingues. Sachez qu’après deux mois d’immersion totale, notre fille de trois ans parle correctement le néerlandais. Des enfants trilingues, ne serait-ce pas un fabuleux cadeau à leur faire pour leur avenir au sein de l’Europe?
 
Ensuite, au niveau des médias et notamment de la télévision, merci de nous offrir la possibilité de regarder nos émissions nationales dans la langue nationale de notre choix. Après tout, l’accès à l’information nous coûte déjà assez cher, non? En outre, cela rapprocherait les communautés, nous permettrait de mieux nous comprendre et obligerait à une information objective de part et d’autre de la frontière linguistique.
Voilà, ce ne sont que deux petites suggestions qui résoudraient déjà pas mal de problèmes, qui ne demanderaient pas beaucoup de moyens et qui profiteraient à tous nos enfants. Mais si vous en voulez d’autres, il n’y a qu’à demander!

 

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