Le Cebit 2008 est vert

Ce n’est pas vraiment une surprise, la dernière édition du Cebit est placée sous le signe de l’IT vert. Le thème était tellement omniprésent qu’il éclipsait même nombre d’autres tendances. La virtualisation et l’unified communications ne manquaient cependant pas à l’appel. Quelques entreprises belges étaient également présentes à Hanovre.
Le thème de l’IT vert était déjà asséné avant même que le salon commence. A la veille de l’ouverture officielle, le patron de Microsoft Steve Ballmer rassemblait la presse et mettait l’accent sur ce thème. Il a ainsi affirmé que la technologie de l’industrie IT pouvait être appliquée dans les recherches scientifiques pour trouver des solutions aux problèmes énergétiques. Et les produits peuvent également être verts, d’après S. Ballmer. “En mode veille, Vista ne consomme que 3% de l’énergie consommée par XP”, affirme-t-il. Les nouveaux centres de données que construit Microsoft devraient également être très écologiques.
Le stand d’IBM était l’un des plus grands du salon. Le géant occupe un tiers d’un hall complet, et là aussi le thème vert était omniprésent. Pas un soupçon de bleu sur le stand de Big Blue.
Sous le nom de ‘green responsability’ étaient repris une série de projets à faible impact écologique. Il y avait ainsi une démonstration d’une application de high performance computing qui représentait dans un modèle 3D mobile le réchauffement planétaire.
On retrouve la même histoire chez les autres grands acteurs. Sun et Novell prennent également le train de la conscience écologique. Le fondeur Intel présentait quant à lui le processeur Intel Atom. Il s’agit d’une puce basée sur une architecture 45 nanomètres et qui mesure seulement 5mm sur 5. Ce processeur est essentiellement destiné aux netbooks ou nettops: de petits appareils mobiles internet qui seraient selon l’entreprise l’avenir. La grande force de cette nouveauté est entre autre sa consommation d’énergie réduite. Intel présentait également l’augmentation de l’efficacité des centres de données modernes. “Pour mener 5,1 millions de business operations par seconde (bops), il fallait il y a quatre ans 126 serveurs qui consommaient kW”, explique Christian Morales, general EMEA manager: “Nous faisons de même actuellement avec 17 serveurs qui ne consomment que 6 kW.”
Virtualisation à l’honneur
Pas de Cebit vert sans une bonne dose de virtualisation, un sujet qui touche de près au thème vert. Le roi de la virtualisation VMware a installé différents stands à Hanovre. Son concurrent Citrix n’est pas en reste et présentait sur un grand stand ce que l’entreprise appelle la ‘end to end virtualisation’. La vistualisation du serveur – avec Xenserver – aux applications. Jusqu’à présent, cette dernière phase s’appelait encore ‘application delivery’; désormais elle tombe également sous l’appellation virtualisation.
Les fabricants de serveurs font également de leur mieux pour augmenter les possibilités de virtualisation de leurs produits. Cisco décroche la palme avec une nouvelle série de routeurs qui sont basés sur la puce Quantumflow. Cette dernière consomme moins d’énergie (0,51 watt par noyau) et son OS est virtualisé. Un routeur très vert, donc.
Voilà les belges
Le Cebit est un salon qui semble surtout mettre à l’honneur les grands noms du secteur. Pour les petites entreprises, il est difficile de s’y afficher et c’est certainement un problème pour les PME belges. Il y avait cependant des belges présents sur un grand stand commun partagé par la Région flamande et la Région de Bruxelles capitale. Pas de wallons sur ce stand cependant.
Mais même un stand commun reste un investissement important, explique Stephan Hougaerts qui était présent avec l’entreprise CC4ID. “Même sur un stand commun comme celui-ci, être présent reste très cher. C’est cependant plus facile, parce que vous ne devez pas vous charger de toute l’organisation du stand. Mais ce n’est toujours pas bon marché.” CC4ID est une petite entreprise qui fournit des solutions SaaS pour les PME, qui sont développées en Inde par son partenaire Insoft. Une présence au Cebit est cependant pratique. “Nous ne connaîtrons le return on investment que dans quelques semaines”, explique S. Hougaerts. “Mais si seulement une personne sur dix des gens qui viennent se renseigner sur notre stand deviennent des clients, l’investissement sera rapidement récupéré.” Les entreprises belges apprennent également sur le Cebit à connaître de nombreux clients belges. “Les visiteurs belges du Cebit recherchent toujours les entreprises belges. C’est assez ironique que nos concitoyens apprennent à connaître les entreprises belges sur un salon allemand”, conclut-il en riant.












