Symantec Endpoint Protection 11

Une des innovations de la version 11 est la possibilité de contrôler des appareils amovibles – source de nombreux logiciels malveillants – de façon centralisée. Vous pouvez par exemple protéger des clés USB ou lecteurs MP3, empêcher des utilisateurs de brûler des données sur CD ou DVD et même interdire des imprimantes inconnues. Ces mesures exigent il est vrai un travail de gestion très conséquent. Elles s’adressent aux entreprises plus grandes, mais constituent une solution bon marché pour les entreprises confrontées à ce type de problèmes.
Symantec mérite qu’on lui tire sa révérence dans la mesure où la suite vendue n’est pas assortie d’une foule de possibilités de licences. Au contraire! Le prix inclut la protection contre tous les logiciels malveillants et garantit des mises à jour pour toutes les composantes. La seule exception en la matière est Symantec Network Access Control, le client Symantec pour l’authentification de réseaux 802.1x. Cette extension empêche que des ordinateurs ou appareils étrangers se connectent au réseau, à condition que les commutateurs de réseaux ou appareils de sécurité la supportent.
SEP s’installait facilement sur tous nos PC expérimentaux. La suite retarde le démarrage des ordinateurs de 3 à 10 secondes environ, mais fonctionne ensuite parfaitement à l’arrière-plan. Le produit emploie quelque 24 MB de mémoire. Sur ce plan, Symantec a donc tiré les leçons des versions précédentes. La possibilité de programmer un Quickscan dès le démarrage est une fonctionnalité pratique. Quickscan scanne les systèmes bien remplis en une minute environ, afin de détecter les logiciels malveillants en activité – pas grand-chose pour travailler en sécurité toute la journée, mais pour la plupart des utilisateurs, cela reste sans doute un petit pas de trop. La durée d’un scan complet varie de moins d’une demi-heure à plus d’une heure trente, selon la quantité de données et la puissance de l’ordinateur. Il peut, certes, se dérouler à l’arrière-plan, mais l’influence sur les performances du système est perceptible.
Le seul petit point négatif que nous avons rencontré pendant nos tests était que le serveur de gestion ne parvenait pas toujours à détecter et ajouter des ‘ordinateurs non gérés’. Ces derniers hébergent bien un client SEP, mais ne sont pas contrôlés par le serveur de gestion. Nous attribuons ce manquement au fait que les PC en question faisaient partie d’un groupe de travail et non d’un domaine Windows. Pour rechercher des ordinateurs inconnus, vous devez spécifier un groupe de travail. Résultat: les PC installés ‘de façon anarchique’ parviennent tout de même à passer entre les mailles du filet. Tous les appareils étrangers du réseau sont protégés, sauf si vous choisissez d’emblée l’option de NAC. Vous pouvez également, avec Active Directory, copier le logiciel vers tous les PC d’un domaine, à condition que vous commenciez par supprimer les autres antivirus.












